Articles Témoignage Robert Walters : prévenir, écouter et accompagner la santé mentale des collaborateurs

Tous les articles
21 Juil 2026 Temps de lecture : 6 minute(s).

Robert Walters : prévenir, écouter et accompagner la santé mentale des collaborateurs

Au travail

Chez Robert Walters, leader mondial du conseil en recrutement spécialisé, l’humain est au cœur du métier. Pour prendre soin de ses collaborateurs, l’entreprise développe une démarche de prévention en santé mentale avec la mise en place de formations aux Premiers secours en santé mentale. L’objectif : créer des relais d’écoute au sein des équipes.

Robert Watson forme aux PSSM - PSSM Formation

Bastien Quereillahc Robert Walters - PSSM Formation

Rencontre avec Bastien Quereillahc, Talent Management Business Partner – France, Belgium & Switzerland chez Robert Walters & secouriste en santé mentale.

Comment Robert Walters s’engage dans la protection de la santé mentale de ses salariés ?

Le point de départ de notre réflexion fut la crise sanitaire du Covid-19, en 2020. C’était le début forcé du télétravail, une pratique peu habituelle chez Robert Walters. À cette époque, nous avons mis en place une ligne d’écoute dédiée pour les salariés afin que ceux qui le souhaitent puissent recevoir un soutien psychologique totalement confidentiel et anonyme. Ce dispositif a été conservé par la suite.

En 2023, nous avons organisé une première session de formation aux PSSM d’un groupe de 12 à 15 personnes sur la base du volontariat.  Nous avons ensuite complété cette initiative par une demi-journée de sensibilisation à la santé mentale pour le top management, animée par la même formatrice. Puis, nous avons ouvert une nouvelle session de formation aux PSSM à d’autres collaborateurs en 2025. Nous l’avons intégrée aux Semaines de la Santé Mentale, un rendez-vous annuel, afin de faire vivre cette thématique dans l’entreprise.

L’idée est de travailler à la fois sur la prévention et l’écoute, mais aussi de faire en sorte que la santé mentale devienne un sujet abordé naturellement.

Nos ressources 

Comment s’inscrit la formation PSSM dans la politique de Robert Walters ?

Dans un cabinet de recrutement comme Robert Walters, l’humain est le cœur de notre métier. Nous accompagnons des candidats et des clients dans des moments importants de leur vie. Il est donc logique de chercher aussi à prendre soin des équipes.

Les secouristes en santé mentale sont complémentaires des sauveteurs secouristes du travail (SST). Les SST apportent les premiers secours en cas d’accident ou de malaise physique, tandis que les secouristes en santé mentale sont formés à repérer les signes de souffrance psychique, à apporter un premier soutien, y compris en situation de crise, et à orienter les personnes vers les ressources adaptées.

L’objectif est de former des secouristes en santé mentale capables de repérer les signes de souffrance chez nos collaborateurs, comprendre ce qui se passe et orienter vers les bonnes ressources.

Y a-t-il un trouble psychique que vous identifiez plus particulièrement ou plus fréquemment auprès de votre public  ?

Pendant la crise sanitaire, la ligne d’écoute répondait surtout aux bouleversements liés au télétravail et à l’isolement. Aujourd’hui, je ne dirais pas qu’il y a de trouble psychique particulièrement récurrent.

En revanche, le métier reste très humain, avec beaucoup d’incertitudes. Cela génère de l’anxiété, du stress et une certaine fatigue mentale. Nous accompagnons à la fois des candidats et des entreprises, avec des attentes importantes des deux côtés. Le recrutement est aussi un secteur où l’activité fluctue fortement, avec des périodes très calmes et d’autres très intenses.

Les PSSM nous aident à mieux comprendre les signaux, à distinguer ce qui relève d’une période difficile d’une souffrance plus durable, car la réponse n’est pas la même.

En tant que secouriste en santé mentale, comment intégrez-vous les compétences acquises lors de la formation dans votre quotidien professionnel ? Avez-vous un exemple de situation ?

Personnellement, j’ai eu peu d’occasions d’utiliser la méthode AÉRER© dans le cadre professionnel.

En revanche, j’ai l’exemple d’une collaboratrice en souffrance psychique qui est allée voir des collègues formés aux PSSM. Ils l’ont laissée parler, l’ont aidée à contacter les bonnes ressources et sont restés avec elle pendant ses appels. Ils ont également réorganisé discrètement l’équipe afin qu’elle puisse quitter son poste sereinement et être prise en charge.

« Ce qui est important, c’est qu’elle ait eu le réflexe de s’adresser à des collègues secouristes en santé mentale. Quelques années plus tôt, elle ne l’aurait peut-être pas fait. La formation fait progressivement évoluer les mentalités. Nous rappelons d’ailleurs toujours aux secouristes qu’ils ne sont ni psychologues ni psychiatres : leur rôle est d’être un premier point d’appui »

Bastien Quereillahc, Talent Management Business Partner – France, Belgium & Switzerland chez Robert Walters & secouriste en santé mentale

Bastien-Quereillahc Robert Walters - PSSM Formation

Cette sensibilisation aux problématiques de santé mentale a aussi un impact sur notre façon de manager. Les managers prennent davantage le temps d’écouter avant de chercher une solution. Des salariés nous ont d’ailleurs déjà dit : « Il a vraiment été présent, il m’a bien écouté. »

Enfin, nous avons constaté que ces deux jours de formation créent une véritable cohésion entre les participants. Ils apprennent à se connaître autrement et échangent sur des sujets qu’ils n’aborderaient jamais dans un autre contexte.

Personnellement, que vous a apporté cette formation de secouriste en santé mentale ?

J’ai suivi la première session en 2023 et ce que j’ai le plus retenu, c’est l’écoute active.

Je suis responsable de formation avec une dimension RH et mon métier m’amène à parler toute la journée. La formation PSSM m’a appris à laisser davantage de place au silence, sans chercher à combler immédiatement les blancs. Parfois, la personne reprend simplement son souffle ou laisse venir son émotion. Ces silences sont nécessaires.

Je retiens également le repérage des signaux : apprendre à observer sans interpréter trop vite. La formulation des questions est aussi très importante. Par exemple, évitez « Ça va ? », qui appelle souvent un « oui », et préférez « Comment te sens-tu ? », qui ouvre davantage l’échange.

La formation m’a aussi permis de mieux cerner la place du secouriste. Il ne faut pas chercher à résoudre les problèmes, mais être un premier point d’appui : écouter, accompagner et orienter. Dire à quelqu’un : « Si tu veux, nous appelons ensemble », c’est déjà important.

Vous aussi, formez-vous aux Premiers secours en santé mentale
En savoir plus

Pour aller plus loin

  • Consultez notre dossier spécial « PSSM dans les entreprises » pour lire les témoignages d’autres entreprises qui ont formé leurs équipes aux PSSM
  • Renault Trucks intègre une culture du « Prendre soin » pour chacun de ses collaborateurs. En savoir plus grâce à notre article
  • Erborian souhaite faire de chaque collaborateur un secouriste en santé mentale. Découvrez comment !

D’autres articles qui pourraient vous intéresser

Tous les articles