Depuis plus de 15 ans, Erborian bouscule les codes du marché cosmétique. Au-delà de ses produits iconiques, la marque s’impose aujourd’hui comme un employeur de référence, profondément engagé pour la santé mentale de ses équipes. Convaincu que l’estime de soi est le socle de l’épanouissement, Erborian place l’humain et la prévention au cœur de ses actions.

Pour incarner cet engagement, la marque redéfinit son rôle d’employeur en plaçant le bien-être au cœur de sa culture d’entreprise. Cette ambition se traduit par l’instauration d’une culture du feedback et, plus concrètement encore, par un déploiement mondial des Premiers secours en santé mentale.

Dans cette interview, Morgane Juilly, Senior Global Brand Communication Project Manager Erborian – et secouriste en santé mentale, nous explique comment la marque de soins coréens place la santé mentale au cœur de sa stratégie RH.
Comment Erborian s’engage t’il dans la protection de la santé mentale de ses collaborateurs ?
Principalement, Erborian s’engage dans la protection de la santé mentale de ses collaborateurs en proposant largement la formation aux Premiers secours en santé mentale, avec pour objectif de permettre au plus grand nombre de collaborateurs volontaires d’en bénéficier.
Par ailleurs, nous avons instauré une véritable « culture du feedback ». Cette formation spécifique nous apprend à aborder librement tous les sujets tels que la charge de travail ou la santé mentale. Elle nous donne des outils pour communiquer sur ces sujets. Ce sont des preuves tangibles de l’implication de notre Direction à tous les niveaux.
Comment la formation PSSM s’inscrit-elle dans la politique de Erborian ?
L’intégration des PSSM au sein d’Erborian dépasse le simple cadre de la sensibilisation : c’est un objectif stratégique porté par notre Direction.
« La consigne est explicite : inciter chaque collaborateur, partout dans le monde, à devenir secouriste en santé mentale »
Morgane Juilly, Senior Global Brand Communication Project Manager | Erborian
L’enjeu est désormais opérationnel. Nous avons structuré un plan de déploiement ambitieux pour atteindre notre objectif. À ce jour, 103 personnes à l’échelle mondiale sont déjà formées. Notre CODIR, ainsi que notre CEO ont également suivi la formation.
Si ce chiffre représente une grande partie de nos effectifs, il s’ajuste en permanence à la croissance de l’entreprise qui compte aujourd’hui 180 salariés (suite à l’arrivée récente de 50 nouveaux talents). En d’autres termes, nous intégrerons ces nouveaux arrivants au fil de l’eau dans notre parcours de formation pour tenir notre engagement.
Et cet élan dépasse nos frontières : après le marché français, nous avons formé nos équipes en Suisse, ainsi qu’à New York – incluant même notre agence de relations presse – et des influenceurs partenaires engagés sur le sujet de la santé mentale.
En tant que secouriste en santé mentale, comment intégrez-vous les compétences acquises lors de la formation dans votre quotidien professionnel ?
La formation a radicalement changé ma posture. Avant, si je voyais un collègue stressé, j’avais tendance à l’aborder de manière informelle, sans oser approfondir le sujet. Désormais, j’ai acquis la légitimité nécessaire pour agir.
Je sais attendre le moment opportun pour engager une véritable discussion et réagir de la meilleure manière face à une personne qui ne va pas bien. Les PSSM offrent un cadre structuré qui permet d’approcher ses collaborateurs, tout en respectant le contexte professionnel.
D’un point de vue personnel, que vous a apporté cette formation de secouriste en santé mentale ?
En réalité, nous étions plusieurs à penser que nous savions gérer les situations délicates d’instinct, mais la méthode AÉRER© nous a prouvé l’importance de la structure. Par exemple, j’ai appris à privilégier l’écoute active, pour rassurer l’autre et qu’il se sente moins seul.
Avoir une méthodologie claire est extrêmement déculpabilisant et rassurant : cela nous guide précisément dans ce qu’il faut faire – ou ne pas faire – pour aider efficacement.